Fin de la taxe d'habitation pour 80% des Français

12 octobre 2017
Par Lucie Claussin
Une très bonne nouvelle pour la majeure partie des Français

Allez-vous continuer à payer votre taxe d’habitation ?

Hier, les députés ont adopté en commission, une des mesures phares du budget 2018 : la suppression de l taxe d’habitation pour 80% des ménages. Une des promesses d’Emmanuel Macron pendant sa campagne.

Cette suppression aura lieu sur trois ans. Elle débutera en 2018, avec une première baisse de 30%. Elle diminuera ensuite de 65% en 2019, puis de 100% en 2020.

Le coût de cette baisse a été évalué à trois milliards d’euros pour l’année prochaine, 6,6 milliards d’euros en 2019 et 10,1 milliards d’euros en 2020.

L’objectif du gouvernement est de redonner du pouvoir d’achat aux français et que dès 2020, 23 millions de Français ne la paye plus.

Qui sera concerné ?

80% des foyers sont concernés sont concernés par la suppression de la taxe d’habitation

- Un célibataire qui gagne jusqu’à 2 500 € par mois

- Un couple qui gagne jusqu’à 3 980 € par mois

- Un couple avec 1 enfant jusqu’à 4 535 € par mois, 2 enfants 5 090 € par mois, 3 enfants 6 200 par mois, 4 enfants 7 315 € par mois

- Une famille monoparentale avec 1 enfant jusqu’à 3 980 € par mois, 2 enfants 4 535 € par mois, 3 enfants 5 650 € par mois, 4 enfants 6 760 € par mois

Les personnes seules se situant entre 27 000 et 28 000   € bénéficieront partiellement de l’exonération. De même pour les couples se situant entre 43 000 et 45 000   €.

Une mesure qui ne satisfait pas tout le monde :

La majorité des députés a approuvé cette nouvelle mesure, en mettant en avant une hausse du pouvoir d’achat des français. A l’inverse, Les Républicains ont dénoncé un manque à gagner du côté des petites communes et intercommunalités puisque leurs recettes proviennent à 36% de la taxe d’habitation. La semaine prochaine, les différents partis politiques ont prévu de se mettre d’accord sur une demande au gouvernement d’un rapport d’évaluation sur une éventuelle compensation de l’état. Le président de la république envisage d’attribuer une part d’impôt national aux communes, comme la CSG (la contribution sociale généralisée, une taxe présente sur les salaires, qui de son côté va être augmentée) par exemple.