Maine-et-Loire : fin de l’interdiction de pêcher à cause des cyanobactéries

13 septembre 2017
Par Benoit Billot
La préfecture a autorisé les pêcheurs à exercer à nouveau leur activité

C’est une première bonne nouvelle pour les pêcheurs du Maine-et-Loire. Récemment, ils ont eu l’autorisation de retourner à l’eau pour pêcher. Depuis cet été, ils étaient cantonnés à quai après l’interdiction de pêcher suite à la présence de cyanobactéries, des algues toxiques.

Un arrêté avec conditions annulé

La préfecture du Maine-et-Loire a décidé depuis le mardi 12 septembre d’annuler l’arrêté pris en août dernier avec des conditions. Il n’était pas possible de consommer ou de vendre le poisson pêché. Plusieurs analyses d’eau ont confirmé qu’il était possible de consommer à nouveau du poisson bien que la préfecture donne quelques recommandations. Ce sera a compter du samedi 16 septembre.

Communiqué de la préfecture :

''Les conditions météorologiques de ces dernières semaines, avec des précipitations et une baisse significative des températures, ont permis l’évolution favorable du milieu aquatique, notamment dans la Loire et le Louet. Les amas de cyanobactéries, algues diffusant des toxines et responsables du décès de 9 chiens dans la deuxième quinzaine d’août, sont en cours de disparition du fait des températures basses et de l’augmentation du débit des cours d’eau. Les récentes observations des milieux aquatiques et les dernières analyses d’eau ont permis au Préfet de Maine-et-Loire de prendre ce jour un arrêté abrogeant, à compter du 16 septembre 2017, l’interdiction de pêche à des fins de consommation du poisson, qu’il avait été amené à prendre le 22 août dernier pour prévenir tout risque d’intoxication. Il reste cependant recommandé de bien éviscérer les poissons, même les petites fritures, avant consommation et de continuer à éviter le contact humain ou des animaux avec les zones où des amas d’algues sont encore présents.’’

Le Loiret en a souffert

Il n’y a pas que le Maine-et-Loire qui a été touché puisque le département du Loiret était également à plaindre. Sur l’île Charlemagne à Orléans, la baignade était interdite depuis début août et plusieurs professionnels qui comptaient sur les baigneurs ont perdu un gros chiffre d’affaire. Certains ont même perdu jusqu’à 80 % de leur bénéfice qu’ils font d’habitude.