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Agression à la prison de Condé : le détenu interpellé, sa compagne est décédée

05 mars 2019 à 22h34
Crédit photo : Pixabay - Image d'illustration

Au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne), il aura fallu près de dix heures aux forces de l’ordre pour débloquer la situation.

Ce mardi 5 mars, Michaël Chiolo, détenu radicalisé (selon une source policière), venait de passer le week-end avec sa compagne dans l’unité de vie familiale de la prison ; un logement meublé, séparé de la détention. Aux alentours de 9 h 45, dans des circonstances encore non confirmées, à l’aide de couteaux en céramique, l’homme et sa femme agressent deux surveillants. Ces derniers ont été hospitalisés mais, ce soir, leurs jours ne sont pas en danger.

Après cette agression, Michaël Chiolo et sa compagne vont rester retranchés dans les installations du centre pénitentiaire de haute sécurité. Aux alentours de 19 h 00, après une journée de négociations sans résultat, les hommes du RAID passent à l’action. Lors de l’assaut, la compagne de Chiolo est grièvement blessée. Dans la soirée, elle décédera des suites de ses blessures. Pour sa part, l’homme n’a été que légèrement blessé par les forces de l’ordre avant d’être maîtrisé et interpellé.



Dès la mi-journée, pour la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, le "caractère terroriste de cette attaque" ne faisait "aucun doute".


Ce mardi soir, lors d’une conférence de presse, Rémy Heitz, procureur de la République de Paris, a précisé qu’en "se jetant sur les surveillants, le détenu a crié Allah Akbar et dit qu'il voulait venger Cherif Chekatt (NDLR : l'auteur de l'attentat de Strasbourg, en décembre dernier). Il a indiqué être porteur d'une ceinture d'explosifs et être prêt à s'en servir." Pour le procureur, ces éléments justifient le recours à la section antiterroriste du parquet de Paris. C'est à elle que l'enquête a été confiée.