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Info générale

Amazon demande le chômage partiel, l’administration refuse

04 mai 2020 à 14h18 Par Etienne Escuer
Image d'illustration. La demande de chômage partiel d'Amazon n'a pas été validée par le ministère du Travail.
Crédit photo : Pixabay

L’entreprise Amazon a fait la semaine dernière une demande de chômage partiel pour ses salariés. Le ministère du Travail a refusé.

Amazon a demandé jeudi 30 avril le chômage partiel pour ses six centres français, dont Saran (Loiret) et Brétigny-sur-Orge (Essonne), et dont l'activité a été suspendue. Une demande toutefois refusée par l'administration, qui n’a pas indiqué les motifs de cette décision. La direction du géant américain du commerce en ligne indique qu'elle avait « fait une demande de chômage partiel pour six sites, soit environ 10.000 personnes, qui n'a pas abouti ». Selon le groupe, « la récente décision de la Cour d'appel de Versailles a évidemment eu un impact sur notre activité. Dans ce cadre, nous avons sollicité une aide, comme ont pu en bénéficier d'autres entreprises en France ».

Amazon avait décidé de fermer ses entrepôts

Amazon avait été prié par la cour d'appel de Versailles de procéder à une évaluation des risques liés à la crise du coronavirus avec les représentants du personnel et de limiter d’ici là son activité aux produits essentiels, sous peine d’une astreinte de 100.000 euros par infraction constatée. Le groupe avait préféré fermer ses entrepôts jusqu'au 5 mai inclus. Les syndicats CGT, CFDT et SUD d'Amazon France ont proposé à la direction une reprise progressive d'activité. Dans un communiqué, ils qualifient de « proprement indécente » la demande de chômage partiel d'Amazon et soulignent que « ce dispositif a été mis en place pour venir en aide aux salariés des entreprises dont l'activité est rendue impossible dans la période, comme la restauration ou les commerces non-essentiels ». Ils rappellent également qu’Amazon « a fait le choix de fermer temporairement ses entrepôts depuis le 16 avril dernier, tout en poursuivant son activité depuis ceux européens, pour mieux se soustraire à deux décisions de justice successives ».

(Avec AFP)