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Angers : le collectif de la Grande Ourse réclame plus d’hébergements d’urgence

06 novembre 2019 à 06h00 Par Alicia Méchin
Le collectif de la Grande Ourse a ouvert la semaine dernière un nouveau squat à Angers.
Crédit photo : Facebook / La Grande Ourse - Ex-CPAM réquisitionnée

Le collectif de la Grande Ourse a ouvert la semaine dernière un nouveau squat à Angers, après l’expulsion du boulevard Daviers en juillet 2019. Les bénévoles réclament plus que jamais des hébergements d’urgence.

L’hiver arrive, et toujours autant de personnes sont à la rue. Ce constat, dressé un peu partout en France, est plus que jamais d’actualité à Angers. Le collectif de la Grande Ourse en a fait son cheval de bataille. Après avoir occupé pendant 10 mois les anciens locaux de l’institut de cancérologie de l’Ouest, boulevard Daviers, les membres du collectif ont décidé de s’installer en bord de Maine, le 31 octobre dernier, dans un magasin désaffecté. Y seront alors accueillies les personnes en difficulté, étudiants, réfugiés, ou travailleurs pauvres.

Les bénévoles s’activent donc depuis plusieurs jours pour rendre l’endroit agréable, et accueillant. L’objectif est clair : passer l’hiver mais aussi et surtout, alerter une fois de plus les pouvoirs publics. Écoutez Camille, membre du collectif de la Grande Ourse :

 

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Le collectif veut également profiter du calendrier, et des élections municipales en approche, pour tenter de faire bouger les choses :

 

Écouter le podcast

 

Les membres du collectif sont actuellement en discussion avec le propriétaire des locaux, situés quai Monge, et les copropriétaires du bâtiment. Les premiers contacts ont été positifs, et le propriétaire ne s’est pas déclaré opposé à entamer des négociations, en vue de signer une convention. Ils espèrent à terme pouvoir aller plus loin dans leur projet, et créer un véritable espace de vie et d’expression. Plusieurs collectifs pourraient alors s’intégrer au dispositif, afin de proposer des projets en lien avec les luttes sociales et écologistes.

Contactée par notre rédaction, la ville d’Angers n’a pas souhaité donner suite à notre demande d’interview.