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Il tue sa compagne de 159 coups de ciseaux : 20 ans de réclusion criminelle

26 septembre 2017 à 09h36 Par Lucie Claussin

Un procès pour le moins complexe s'est tenu durant trois jours à la cour d'assises de Charente

 En Charente, un habitant de Cognac a été condamné hier pour le meurtre de sa compagne. Les faits remontent au 1er aout 2014. Bruno Russo, alors âgé de 55 ans assassine sa compagne Jany Clémenceau, dans leur appartement da la cité de Crouin à Cognac. Le lendemain, il appelle les pompiers, car sa femme ne répond plus. Lorsque les secours arrivent sur place, ils découvrent le corps de la femme baignant dans une mare de sang sur le lit.

 

Lors de son jugement devant la cour d’assises de la Charente, le meurtrier présumé prétendait être bipolaire. Ce qu’on contredit les expertises des psychiatres. «  Tout simplement, j’ai perdu conscience, ce n’était pas moi » Tels sont les quelques mots qu’à prononcé Bruno Russo lors de l’audience. Il dit par ailleurs ne se souvenir que de « quelques coups de ciseaux ». Alors que le médecin légiste relèvera, 159 plaies sur tout le corps de la victime. Un psychiatre bordelais l’a même accusé de n’avoir aucune pathologie mentale et vouloir passer pour un malade mental pour échapper à ses responsabilités : « On peut être intelligent et faire semblant d’être stupides »

 

Lors du procès, il a évoqué difficilement son enfance, sa carrière professionnelle et des salaires qui allaient parfois jusqu’à 5 000 euros. Il a ensuite évoqué sa plongée en enfer lorsqu’il est tombé au chômage et sa dépression en 2009. Il s’est ensuite installé avec Jany, qui lui a demandé de quitter l’appartement où ils habitaient à l’été 2014.

 

A l’issue de trois jours d’audience, Bruno Russo a écopé de vingt ans de réclusion criminelle dont cinq ans de suivi socio-judiciaire. Plus tôt dans la journée, l’avocate générale Marie Terrades avait requis 25 ans de réclusion criminelle dont les deux tiers de sûreté et un suivi socio-judiciaire de cinq ans.