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Info locale

La France fait revenir son ambassadeur d'Italie

08 février 2019 à 08h27 Par Lucie Claussin
Luigi Di Maio, vice président du conseil des ministres italiens
Crédit photo : Wikimédia ©

A la suite "d'attaques sans précédent", la France a rappelé son ambassadeur en Italie pour consultations face à « une situation grave ».

Il y a de l’eau dans le gaz suite à la rencontre secrète qui s’est tenue à Montargis entre certains gilets jaunes et le numéro deux du gouvernement italien. Luigi Di Maio a rencontré précisément des membres de la liste « Gilets Jaunes » qui seront aux prochaines élections européennes, puisque trois Montargois font partie de cette liste. Cette entrevue avait eu lieu dans la plus grande discrétion puisque les autorités françaises n’avaient même pas été prévenues.

Une situation grave et sans précédent depuis plus de 70 ans : 

Paris a d’ailleurs fait revenir son ambassadeur d'Italie, une première depuis la seconde guerre mondiale. Ce dernier est rappelé pour "consultations" par Paris, en réaction aux dernières actions et déclarations des membres du gouvernement italien. La France dénonce une provocation inacceptable et une situation grave qui n’a pas de précédent depuis des décennies. La porte-parole du ministère des affaires étrangères déplore dans un communiqué « des accusations répétées », « des accusations sans fondement » et « des déclarations outrancières, qui violent le respect dû au choix démocratique, fait par un peuple ami et allié ». Récemment, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien et patron de l’extrême droite italienne a dit espérer que le peuple français se libère bientôt d’un « très mauvais président ». Des propos totalement inédits entre responsables de pays fondateurs de l’Union européenne. 

Bientôt une rencontre pour évoquer cette crise politique ? 

Les deux chefs politiques du gouvernement populiste italien Matteo Salvini et Luigi Di Maio se sont dits prêts à rencontrer Emmanuel Macron et le gouvernement français afin d’évoquer la situation. Ils ont aussi assuré dans un communiqué qu’ils ne voulaient pas de conflit avec Paris.