Commerçants, artisans, entrepreneurs locaux, communiquez local -> en savoir plus
Info locale

Limoge: recherché pour évasion, un homme se fait arrêter pour vol

20 octobre 2017 à 10h54 Par Lucie Claussin
Crédit photo : pixabay.com

À Limoges, un voleur a été pris en flagrant délit de vol par les policiers en milieu de semaine.

Mercredi, un voleur multirécidiviste a été arrêté à Limoges. L’homme était en train de cambrioler un pavillon du parc de l’Auzette. Fenêtre cassée et lumières allumées, les agents ont vite compris que cette maison était visitée par un malfaiteur. Placé en garde à vue, les autorités ont ensuite découvert qu’il faisait l’objet de deux fiches de recherche pour évasion et soustraction à un contrôle judiciaire. L’homme, porteur d’un bracelet électronique sera jugé aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Limoges.

Le bracelet électronique en quelques chiffres :

Cet objet est destiné aux personnes jugées non-dangereuses ayant été condamnées à de courtes peines. La moyenne d’âge des personnes portant un bracelet électronique est de 35 ans. Très peu de femmes sont concernées. À peine plus lourd et plus grand qu’une montre en plastique, le bracelet électronique se place à la cheville. Bien souvent, un surveillant pénitentiaire du SPIP (service pénitentiaire d’insertion et de probation) mesure la circonférence de la cheville du condamné.

La mise en place d’un bracelet électronique est assez simple. Il faut tout d’abord mesurer la cheville avant la pose. Ensuite il faut aller au domicile de la personne qui portera le bracelet pour paramétrer un petit boîtier branché sur une prise de courant. Il faut ensuite modifier les paramètres pour définir le périmètre de déplacement du « placé ». Si le périmètre de sécurité n’est pas respecté, une alarme se déclenchera et alertera les autorités .

Chaque année, environ 20 000 personnes sont placées sous surveillance électronique. Le nombre de bracelets a augmenté de plus de 125% en trois ans. À titre comparatif, 4 000 bracelets ont été posés en France en 2005 contre 23 000 en 2011. Un gain d’argent pour l’État, quand on sait qu’une journée en milieu ouvert pour un détenu coûte 10 euros, contre 94 euros pour une journée en prison.