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Info locale

Un effet Brexit pour le tourisme en Anjou ?

06 août 2019 à 06h00 Par Alicia Mechin
Crédit photo : Anjou Tourisme

Si l’Anjou affiche une fréquentation touristique en hausse depuis plusieurs années, les professionnels du secteur craignent un « effet Brexit ». Aujourd’hui, 36% de la clientèle étrangère en Anjou est britannique.

L’Anjou séduit en effet de plus en plus de touristes. Aujourd’hui, la région enregistre près de 3 millions de visiteurs par an, et près d’un milliard d’euros de chiffres d’affaires. Des résultats positifs affichés grâce à une notoriété toujours plus grandissantes de sites touristiques comme Terrabotanica (environ 290 000 visiteurs/an), le Bioparc de Doué-la-Fontaine (239 700 en 2018), le château d’Angers (238 900 en 2018), ou encore l’Abbaye de Fontevraud (193 400 ).

Aujourd’hui, 73% de la fréquentation touristique est française (Île de France et grand Ouest en majorité), et 27% est étrangère, dont 36% de Britanniques, 22% de Néérlandais, 10% de Belges et 7% d’Allemands.

S’il est encore trop tôt pour parler du bilan de cet été 2019, les professionnels du tourisme de la région restent plutôt confiants et ce, malgré la canicule. Précisions de Philippe Chalopin, président d’Anjou tourisme :

 

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Un constat est toutefois réalisé par les professionnels du tourisme : une possible baisse des touristes britanniques pourrait être enregistrée cette année. Un effet « Brexit » se ferait déjà sentir…

 

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En moyenne, les touristes de passage en Anjou restent 4 jours ; un chiffre trop faible pour les professionnels du secteur qui souhaiteraient voir cette moyenne passer à 5 jours. Ainsi, depuis deux ans, le département accompagne Anjou Tourisme en déployant une grande campagne de communication #Jaimelanjou , notamment dans les métros et les gares de Paris.  Les professionnels du tourisme cherchent également à promouvoir l’itinérance pédestre, cyclable, équestre et fluviale ; un « tourisme doux » à l’image de la douceur de vivre de la région.