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Info locale

Centre-Val de Loire : le préfet s’explique sur la limitation des rassemblements festifs

28 septembre 2020 à 12h29 Par Etienne Escuer
Le préfet, Pierre Pouëssel, et le directeur de l'ARS, Laurent Habert
Crédit photo : Rédaction / Etienne Escuer

Pierre Plouessel, préfet du Loiret et de la région Centre-Val de Loire, a détaillé ce lundi 28 septembre la mesure visant à limiter les rassemblements festifs à 30 personnes.

Depuis ce lundi, les rassemblements festifs sont désormais limités à 30 personnes dans les départements classés en zone alerte. Le Loiret et l’Indre-et-Loire sont ainsi concernés. La mesure est en vigueur jusqu’au 12 octobre inclus, et les mariages, baptêmes, anniversaires, soirées étudiantes sont visés. Mais le préfet Pierre Pouëssel insiste : c’est bien la partie festive de ces événements qui est limitée, si elle se tient dans un établissement type salle des fêtes ou salle polyvalente. Très concrètement, un mariage peut réunir plus de 30 personnes en mairie, mais pas au vin d’honneur dans une salle de réception. « On fait confiance aux maires pour faire respecter cette règle », explique le préfet. « Mais on appelle aussi au sens de la responsabilité des citoyens pour ne pas la contourner. Personne ne veut un reconfinement. »

 

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Les fêtes à l'origine des foyers de contamination

Selon les analyses effectuées par les Agences régionales de santé, la majorité des foyers de contamination trouvent leur origine dans ces événements privés. On peut citer dans le Loiret, cet été, un mariage à Orléans-la Source, ou un anniversaire dans le Montargois. Les autorités rapportent aussi l’exemple de ce mariage à Annecy qui a réuni 90 personnes, et dont 12 Loirétains sont revenus positifs au Covid-19. Ces événements familiaux ou amicaux sont souvent propices à un relâchement du respect des gestes barrières, rappellent les autorités.

Si les rassemblements comme les foires ou les rencontres sportives peuvent être maintenus malgré la présence de plusieurs centaines ou milliers de personnes, c’est parce qu’ils sont soumis à un protocole sanitaire strict, validé par les autorités.

 

 

Les métropoles de Tours et Orléans particulièrement touchées

En Centre-Val de Loire, la situation est suivie de très près dans deux départements placés en zone alerte : le Loiret et l’Indre-et-Loire. Ces deux territoires ont franchi le seuil d’alerte du taux d’incidence du virus, fixé à 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants par semaine. Ils suivent toutefois des dynamiques différentes.

Le taux est de 70-75 dans le Loiret depuis quelques semaines, mais il est stabilisé, notamment grâce au respect du port du masque dans les 22 communes de la métropole d’Orléans. En revanche, le taux avoisine désormais les 90 en Indre-et-Loire, avec une hausse soudaine et exponentielle depuis plusieurs jours.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait d’ailleurs cité la semaine dernière Tours parmi les métropoles susceptibles de passer en zone alerte renforcée, avec fermeture des bars à 22h.

La situation des métropoles préoccupe les autorités, avec des taux d’incidence à 100-110 à Orléans et 120 à Tours, alors que le seuil d’alerte supplémentaire est fixé à 150 (à titre de comparaison, le taux atteint désormais 250 à Marseille ou Paris).

 

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Le directeur de l’ARS Centre-Val de Loire, Laurent Habert, insiste sur la nécessité de limiter les rassemblements festifs. « Ce sont vraiment les moteurs du virus, qui se retrouve ensuite dans les entreprises ou les écoles », explique-t-il. L’ARS note une tendance à la hausse des hospitalisations dans la région, et estime les hôpitaux mieux préparés qu’en mars.

Les autorités espèrent désormais faire coexister les hospitalisations pour Covid-19 et les autres, et ne pas être obligées de déprogrammer certaines opérations. L’ARS rappelle que les dépistages Covid (dont 80% de résultats sont communiqués sous 72h en Centre-Val de Loire) sont actuellement réservés aux personnes qui disposent d’une ordonnance, aux cas-contacts, aux personnes qui présentent des symptômes et aux professionnels de santé.