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Grenelle des violences conjugales : les attentes de SOS femmes Angers

03 septembre 2019 à 16h04 Par Alicia Méchin
Crédit photo : Pixabay

Le grenelle des violences conjugales s’est ouvert ce mardi 3 septembre à Matignon. L’association SOS Femmes d’Angers espèrent de nombreuses avancées…

Jusqu’au 25 novembre 2019, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, des groupes de travail vont se réunir, afin de trouver des solutions pour éviter qu’à l’avenir, plus aucune femme ne meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Pour rappel, 101 femmes en France ont été tuées par leur compagnon ou leur ex, depuis le 1er janvier 2019.

Dans le Maine-et-Loire, le constat n’est pas moins glorieux : il y a environ chaque année 1000 plaintes déposées par des femmes victimes de violence. 603 femmes victimes de violences conjugales en 2018 ont été reçues en entretien à SOS Femmes Angers. Au niveau national 15 % des femmes victimes déposent plainte, selon les enquêtes du service de l’état. Pour la présidente de SOS femmes Angers, Marie-Claude Caillaud « il y a un chiffre noir énorme » :

 

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SOS Femmes espère alors beaucoup de ce grenelle des violences conjugales. En ligne de mire : des moyens financiers supplémentaires pour les associations, … et la liste est longue :

 

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Les 11 salariés de SOS Femmes Angers chargés de l’accueil, l’écoute et l’hébergement d’urgence espèrent donc plus de moyens. 35 places sont disponibles pour des femmes avec leurs enfants ; un chiffre insuffisant pour ces femmes qui ont besoin d’être à l’abri tout de suite.

 

Premières annonces

 

Ce mardi 3 septembre, le Premier ministre Édouard Philippe a fait des premières annonces, lors de l’ouverture de ce grenelle. Un plan de 5 millions d’euros est annoncé, pour la création de 1000 places d’hébergements d’urgence, pour les femmes victimes de violences. Il a également précisé que lorsqu’une plainte sera déposée, la justice pourra suspendre ou aménager l’exercice de l’autorité parentale du conjoint violent. Elle sera suspendue de plein droit dès la phase d’enquête ou d’instruction en cas d’assassinat.  

Un audit sera par ailleurs lancé en 2020 dans 400 commissariats et gendarmeries,« afin d'examiner la façon dont les femmes de victimes conjugales sont accueillies, afin d'identifier les dysfonctionnements et de les corriger. »

 Des propos receuillis par Annie Guinhut.