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Info locale

Haute-Vienne : « la situation est catastrophique pour les boîtes de nuit »

15 mars 2021 à 07h00 Par Guillaume Pivert
Environ 150 personnes travaillent dans des boîtes de nuit dans le département.
Crédit photo : Pixabay

Un tiers des discothèques pourraient fermer selon l’Union des métiers de l’industrie hôtelière du département.

Ce sont les premiers établissements à avoir été fermés le 14 mars 2020. Ils seront sans doute les derniers à rouvrir. Les boîtes de nuit figurent parmi les secteurs les plus durement touchés par la crise sanitaire.

« La situation est catastrophique », résume Alain Guilloux, président de l'Union des métiers de l’industrie hôtelière du département (UMIH 87). « Ce qui nous manque ce sont des perspectives de réouverture et la plupart des gérants sont très inquiets malgré les aides de l’Etat », ajoute-t-il. Il estime qu’un tiers des 22 discothèques du département ne rouvriront pas. Elles emploient près de 150 personnes.  

 

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« On aimerait avoir des dates de reprise et que les contraintes sanitaires ne soient pas trop compliquées notamment sur la distanciation », dit Alain Guilloux. « Sur les jauges, les petits établissements, s’ils doivent se contenter d’un tiers de leur capacité, ils ne seront plus rentables ».

Autre source d’inquiétude, le comportement des fêtards. « Depuis un an, les jeunes font peut-être la fête différemment, quelle sera leur réaction à la réouverture des ces établissements ? », s’interroge le président de l’UMIH 87.

 

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Au-delà du monde de la nuit, c’est tout l’événementiel qui souffre depuis un an maintenant. « On ne sait pas si les fêtes familiales et les mariages pourront se faire. Les restaurateurs, les traiteurs, les pâtissiers, les loueurs de matériel, le secteur de l’habillement, c'est tout un pan d’activité s’effondre », s’alarme Alain Guilloux.

Concernant l’hôtellerie, la situation n’est pas meilleure. Le taux d’occupation avoisine les 15%. Et l’avenir inquiète. « Avec les visio-conférences et le télétravail, il y aura sûrement moins de déplacements à l’avenir », craint Alain Guilloux.