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Ile d’Oléron : l’implantation d’un McDonald’s fait toujours polémique

04 décembre 2017 à 15h11 Par Benoit Billot
Crédit photo : Pixabay

La bataille fait toujours autant rage depuis 2014 entre le maire écologiste de Dolus-d’Oléron et le géant américain.

Depuis trois ans maintenant, la lutte est féroce entre Grégory Gendre, maire écologiste de Dolus-d’Oléron (un village de 3 000 habitants en Charente-Maritime), et la célèbre chaîne de fast-food McDonald’s. Le groupe compte d’ailleurs près de 1 400 restaurants en France. L’élu de cette île ne souhaite pas voir un restaurant dans sa commune. Pour contrer l’envie du géant américain, plusieurs pétitions ont été signées et plusieurs débats ont eu lieu depuis plusieurs mois.

Trop de problèmes urbains

L’affaire dure depuis 2014 et semble avoir pris un nouveau tournant. Récemment, le tribunal administratif de Poitiers a annulé le refus de permis de construire mené par Grégory Gendre. Ce dernier estime qu’il y aurait trop de problèmes urbains notamment au niveau de l’affluence des véhicules qui serait trop importante. D’après lui, il n’y a pas assez de place pour accueillir autant de voitures, ce restaurant pourrait rassembler entre 100 à 120 véhicules par heure, aussi bien le midi et le soir. Grégory Gendre s’est même posé la question de savoir pourquoi McDonald’s ne se rendait pas sur l’île de Ré au lieu de l’île d’Oléron. Le maire a fait savoir qu’il ne faisait aucun favoritisme et n’allait pas privilégier une autre enseigne comme Burger King par exemple. L’opposition monte au créneau et estime qu’il s’agit d’un racisme commercial qui pourrait donner une cinquantaine d’emploi à ceux dans le besoin.

Avis favorable

Après plusieurs arrêtés, le tribunal administratif de Poitiers a donné son feu vert. Selon lui, il n’y a rien qui serait incompatible avec le projet de voir un restaurant McDonald’s à Dolus-d’Oléron. Le juriste a réclamé l’annulation des trois arrêtés de refus de permis de construire. La commune est même condamnée à 2 000 euros de dommages et intérêts. 300 euros d’astreinte par jour de retard ont même été exigé par le tribunal si les travaux ne débutaient pas. Grérogy Cendre pourrait faire appel suite à cette décision dans les prochains jours. Selon les promoteurs, l’ouverture d’un restaurant sur l’île a de grandes chances de voir le jour. On rappelle que non loin de là, deux restaurants ont déjà été construits de l’autre côté du pont. L’un est à Marennes-Oléron, l’autre à Rochefort.