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Indre : Jean-Claude Romand sort de prison et intègre une abbaye

28 juin 2019 à 08h30 Par Lucie Claussin
Crédit photo : Wikimédia ©

Jean-Claude Romand est sorti de prison cette nuit ! L’homme, qui s’était inventé une vie de médecin, était incarcéré pour avoir tué cinq membres de sa famille en 1993.

Jean-Claude Romand, l’ancien faux médecin de l’OMS condamné à la perpétuité, est sorti de la prison de Saint-Maur dans l’Indre cette nuit !

Pour rappel, il avait caché à ses proches son échec en faculté de médecine et avait menti pendant de nombreuses années à son entourage. Marié et père de deux enfants, il se disait médecin, chercheur à l'OMS à Genève, et faisait vivre sa famille en escroquant parents et amis, prétendant placer leurs économies en Suisse. En réalité, le faux médecin passait ses journées dans sa voiture, à lire des revues scientifiques. Le parcours du « docteur Romand » a fasciné le public et largement inspiré cinéma et littérature (« L'adversaire » d'Emmanuel Carrère a été adapté au cinéma en 2002 par Nicole Garcia).

La supercherie révélée 17 ans plus tard :

 Acculé par plusieurs débiteurs qui avaient découvert son vrai visage, il n’arrivait plus à tenir cette double vie. Il avait ensuite assassiné sa famille, le chien de ses parents et tenté de se suicider en mettant le feu à sa maison. Il avait aussi tenté de tuer une de ses ex maîtresses à Paris. Il aura passé 26 ans en détention pour les meurtres de ses parents, sa femme et ses enfants.

Sa demande de libération conditionnelle avait été acceptée jeudi 25 avril en appel, quelques mois après un refus du tribunal d'application des peines de Châteauroux en février dernier.

Il est désormais placé sous surveillance électronique en liberté conditionnelle et a interdiction d’entrer en contact avec les victimes et les parties civiles, et de se rentre en Île-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Âgé de 65 ans, il est parti dans un établissement religieux dans l’abbaye traditionnaliste Notre-Dame de Fontgonbault à 60 kilomètres de Châteauroux. Il y élira domicile pour au moins deux ans dans le cadre de sa libération conditionelle et vivra une vie monacale avec une soixantaine de moines de la communauté traditionaliste de la congrégation de Solesmes.