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Invasion d’une mosquée à Poitiers : ouverture du procès

20 octobre 2017 à 11h37 Par Benoit Billot
Crédit photo : Pixabay

Ce vendredi 20 octobre, un procès houleux s’ouvre devant le tribunal correctionnel de Poitiers. Il s’agit de celui des identitaires ayant saccagé une mosquée en 2012.

C’est une situation particulièrement tendue qui s’est installée ce vendredi 20 octobre au tribunal correctionnel de Poitiers. Le 20 octobre 2012, il y a cinq ans jour pour jour, une mosquée de la ville de Poitiers a été visée par le groupe de Génération Identitaire. Alors qu’elle était en pleins travaux, ils ont envahi le chantier. Un important dispositif de sécurité a été mis en place lors de l’audience des cinq prévenus, âgés de 27 à 30 ans. D’ailleurs, seul un des accusés, Damien Rieu porte-parole du mouvement, était présent au procès. L’imam de la grande mosquée de Poitiers, El Hadj Amor, s’est rendu lui aussi dans la salle d’audience. 50 policiers dont 35 CRS ont été mobilisés. On comptait également une cinquantaine de militants antifacistes devant le tribunal.

"Ce sont des islamistes’’

Lors de leur pénétration sur le site de l’édifice religieux en 2012, les membres de Génération Identitaire ont eu des mots durs notamment Damien Rieu : ‘’ce sont des islamistes, ils sont en conquête religieuse’’. Sur le bâtiment ils avaient accroché à l’époque ‘’732 Génération Identitaire, souviens-toi de Charles Martel’’. S’en était suivi des chants ‘’2012, Poitiers nous sommes les héritiers, Gaulois réveille-toi, pas de mosquée chez toi’’. Ils étaient 73 militants à s’être introduit illégalement sur le site. L’occupation avait duré près de six heures avant que la police ne vienne les déloger. Leur revendication : un référendum sur la question de l’immigration en France.

Une grosse amende réclamée

Lors de leur intrusion, plusieurs tapis de prières ont été dégradés. Plus de 15 000 euros pour infiltrations dans le bâtiment sont réclamés, entre autre par l’Union des organisations islamiques de France. L’UOIF s’est d’ailleurs portée partie civile comme deux associations de défense des droits de l’homme contre l’islamophobie. Le verdict sera connu ce vendredi soir.