Commerçants, artisans, entrepreneurs, On est là pour vous → communiquez local - en savoir plus
Info locale

Le Loir-et-Cher, terre d’adoption de Valéry Giscard d’Estaing

03 décembre 2020 à 10h11 Par Etienne Escuer
La résidence de Valéry Giscard d’Estaing, à Authon, en Loir-et-Cher.
Crédit photo : AFP - Guillaume Souvant

L’ancien Président de la République Valéry Giscard d’Estaing, décédé ce mercredi 2 décembre à Authon, dans le Loir-et-Cher, était profondément lié à ce département.

Décédé ce mercredi à son domicile d’Authon, dans le Loir-et-Cher, Valéry Giscard d’Estaing avait rapidement adopté ce département. Il faut dire que c’est de cette commune qu’est originaire sa femme, Anne-Aymone, avec qui il s’est marié religieusement en 1952 dans la chapelle de l’Etoile du château du Fresne, propriété de la famille de cette dernière. Un frère d’Anne-Aymone, Paul Sauvages de Brante, fut d’ailleurs maire de la commune entre 1983 et 2001. Guy, son autre frère, a quant à lui dirigé la commune voisine des Hermites, en Indre-et-Loire, de 2008 à 2020. Jacinthe Giscard d’Estaing, fille de l’ancien chef de l’Etat, décédée d’une longue maladie en 2018, a été inhumée dans la commune. C'est certainement là aussi que reposera Valéry Giscard d’Estaing.

VGE chassait en Sologne

Le lien entre le Loir-et-Cher et Valéry Giscard d’Estaing ne se résume toutefois pas à Authon. La Sologne a aussi accueilli de nombreuses chasses auxquelles l’ancien président de la République a participé. Sur son domaine jusqu’à ces dernières années, mais aussi à Chambord au cours de son septennat. Valéry Giscard d’Estaing avait perpétué la tradition des chasses présidentielles, où, grand amoureux de la chasse, il était particulièrement impliqué. Plusieurs têtes couronnées européennes, comme Philip Mountbatten, l’époux de la reine Elisabeth II, et Juan Carlos, ancien roi d’Espagne, ont eu l’honneur d’y participer sous son mandat.

Un lien aussi avec le Loiret et Orléans

En 2017, Valéry Giscard d’Estaing était aussi venu dans le département voisin, le Loiret, inaugurer le château-musée de la chasse, à Gien. Il avait raconté ses safaris en Afrique, où il a notamment chassé l’éléphant et le grand koudou. Le Loiret était d’ailleurs également très apprécié par l’ancien président de la République, qui fut invité plusieurs fois aux fêtes johanniques à Orléans. En 1970, tout d’abord, alors qu’il n’était que ministre, puis en 1979, lorsqu’il était à l’Elysée. Entre temps, sa femme Anne-Aymone avait également eu cet honneur en 1975, devenant ainsi la première femme à présider les fêtes johanniques. Sa venue à Orléans avait à nouveau été évoquée en 2005, mais elle avait été jugée trop polémique, alors que se tenait le référendum sur la Constitution européenne.

Valéry Giscard d'Estaing à Gien en 2017.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Etienne Escuer (@_loupac_)

En 1977, il avait également tenu un discours dans la cité johannique. Il évoquait Orléans « au plein cœur de la France, Orléans toujours fidèle, malgré les siècles et au travers de sa réjouissance annuelle, au souvenir de Jeanne d’Arc. Orléans en pleine expansion démographique, et non pas repliée sur les souvenirs du Moyen-âge, Orléans symbole d’une France forte, paisible et sûre d’elle. »