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Les Français optent de plus en plus pour la crémation

02 novembre 2017 à 09h12 Par Lucie Claussin
Crédit photo : Pixabay ©

En France, l'incinération est un phénomène en plein expansion. Près d'un tiers des Français font ce choix.

Les français optent de plus en plus pour la crémation. Plus d’un français sur trois choisissent de se faire incinérer actuellement à l’échelle nationale. Ce chiffre est parfois bien plus élevé dans certaines villes ou certaines régions, comme en Nouvelle-Aquitaine. Par exemple à Niort, plus de 42% des défunts ont fait ce choix contre 34% au niveau national. En à peine une génération, la crémation est devenue un phénomène de masse, alors que cette technique était encore marginale dans les années 80, où elle concernait moins d’1% de la population.

D’ailleurs, de plus en plus de crématoriums se construisent au fil du temps. Chez nous par exemple, en Poitou-Charentes, il existe cinq crématoriums. Ils se trouvent à Poitiers, La Rochelle, Angoulême, Niort et Saintes.

Quels arguments avancent ceux qui choisissent la crémation ?

En premier lieu, les personnes qui choisissent de se faire incinérer avancent le fait de ne plus vouloir être un poids pour leurs proches. L’aspect économique de ce choix est aussi souvent mentionné, puisque la crémation coûte moins cher que l’inhumation. Pour certains c’est aussi un choix philosophique.

Mystères autour de l’incinération :

Que deviennent les restes de squelettes et les métaux extraits des corps incinérés ? De nombreuses questions subsistent puis les proches des défunts n’ont pas le droit d’assister à l’incinération à l’intérieur du crématorium.

Concernant les côtés techniques les températures d’incinération varient en fonction de la corpulence du défunt. Selon les spécialistes le corps doit être à 600 degrés environ au moment de l’entrée du corps. La température monte ensuite et peut grimper jusqu’à 1000 degrés. L’opération dure en général entre 1h30 et 2h selon la corpulence des défunts. Ensuite, il reste des calcius, la partie calcaire issue des os, ce qu’on appelle les cendres. Avant, les cendres étaient directement remises à la famille. Désormais c’est interdit, suite à un décret de 1976 qui a mis fin à cette pratique. Des nos jours, les calcius sont pulvérisés pour en faire une poudre fine, poudre qui sera ensuite remise aux proches.

Des questions se posent aussi du côté des métaux récupérés suite à la crémation. En effet, de nombreuses prothèses, couronnes, plombages en argent ou en or sont retrouvés par la suite. Depuis 2003, la ville de Paris les fait recycler par une entreprise spécialisée. L’argent récupéré est ensuite reversé à des associations. Cependant, ce sujet reste tabou dans beaucoup d’autres crématoriums français. On ne sait pas ce qu’ils en font et la législation ne dit rien là dessus. De nombreuses polémiques ont déjà éclaté à ce sujet. Comme en 2012, lorsqu’un crématorium Suisse a été accusé d’un business occulte concernant les dents en or des morts. En une année cette entreprise avait récolté près de 28 000 euros grâce à la revente des métaux qui provenaient des co