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Info locale

Santé : « les médecins dépassent souvent l’âge de départ en retraite »

27 novembre 2019 à 06h00 Par Benoît Hanrot
La Charente, terre de jeunes médecins qui souhaitent s'installer en milieu rural ou semi-rural
Crédit photo : Pixabay

La lutte contre de la désertification médicale reste un enjeu majeur pour la santé de nos territoires. Selon une récente étude de l’UFC Que-Choisir, ce phénomène ne concerne plus uniquement le monde rural et les petites villes mais aussi les villes moyennes. Ce ne sera pourtant pas le cas en Charente.

La semaine dernière, l’UFC Que-Choisir a publié une enquête dans laquelle on a pu découvrir que près d’un médecin généraliste sur 2 refuse d’accueillir de nouveaux patients, souvent car ils en possèdent déjà trop. Cette enquête est parue alors que dans le même temps, les députés s’apprêtent à examiner une proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux. Dans cette enquête, on apprend que le taux de refus de nouveaux patients atteint même 70% chez les généralistes de Charente. Quelle est la situation dans le département ? Question posée à Michel Bacquart, le président du Conseil de l’Ordre des Médecins de Charente :

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En Charente, on compte entre 270 et 280 médecins généralistes actifs. Un nombre insuffisant proportionnellement au nombre d’habitants du département. Pour combler ce déficit de médecins au niveau national, le gouvernement a pris la décision de supprimer le numerus clausus dès 2020 qui laissait plus de 45 000 étudiants sur le carreau chaque année, souvent sans réorientation. Une mesure prônée depuis longtemps par l’Ordre des Médecins :

 

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Selon le Conseil de l’Ordre des Médecins, les élus locaux ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme. Mais malgré cela, rien n’a bougé du côté des décideurs nationaux. En attendant que le sommet de la pyramide ne s’active, les lignes ont bougé à la base. Une idée reçue voudrait que les jeunes médecins fraîchement diplômés, ne souhaitent pas rejoindre les déserts médicaux. Totalement faux pour le président Michel Bacquart :

 

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Des solutions sont en passe d’être mises en place pour stopper le phénomène de désertification. Si certaines communes ou conseils départementaux choisissent d’offrir des primes aux médecins qui accepteraient de venir s’installer sur leur territoire, d’autres institutions voient des solutions à plus grande échelle. La Région Centre-Val de Loire, par exemple, souhaite salarier près de 150 médecins généralistes d’ici les cinq prochaines années.