Une vaste étude lancée sur la présence du loup en Limousin

11 septembre 2019 à 09h31 Par Lucie Claussin
Une étude qui a pour but de proposer des mesures de protection.
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Depuis son retour en France dans les années 90, le loup a recolonisé naturellement les Alpes françaises, puis les Pyrénées et le Massif Central et progresse depuis sur une grande partie de l’est de la France. Puisque le Limousin constitue désormais un front de colonisation de l’espèce et que l’inquiétude des éleveurs et des agriculteurs grandit, la préfète de la Creuse, les préfets de la Corrèze et de la Haute-Vienne ont décidé de lancer conjointement une étude de vulnérabilité des élevages de leur territoire au risque de prédation par le loup.

Depuis quelques jours et jusqu’en mai prochain, une vaste étude est menée afin de confirmer ou d’infirmer la présence du loup en Limousin. L’étude a été lancée dans la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne par l’Institut de l’élevage, les trois chambres départementales d’agriculture et les experts du réseau national sur la coadaptation entre prédateurs et humains dans leur territoire.

L’objectif étant à terme de proposer des mesures de protection des exploitations et aider les éleveurs ovins à se protéger. Par ailleurs, cette étude évaluera les conséquences prévisibles de la gestion de la présence du loup sur les exploitations d’un point de vue économique, environnemental et social. Cette étude qui s’inscrit dans le cadre du plan national d’actions loup et activités d’élevage 2018-2023, sera co-financée par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt et le Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine. 

En parallèle de cette étude, afin de faciliter dès aujourd’hui la mise en place par les éleveurs de mesures de protection de leurs troupeaux, l’État et le Conseil Régional ont ouvert cette année des dispositifs d’aides dans le cadre du Fonds européen agricole pour le développement rural. Par ailleurs, en cas de prédation de leurs bêtes attribuée au loup, comme le prévoit le Plan Loup, ils pourront bénéficier d’indemnisations pour les pertes occasionnées. Ce dispositif vient d’être revu au niveau national afin de mieux prendre en compte les dommages aux troupeaux.

Selon le communiqué de presse de la préfecture de la Haute-Vienne, à ce jour, dans les trois départements de l’ancienne région, aucun des constats sur bétail domestique expertisés par le réseau Loup/Lynx de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) n’a été attribué au loup. Ces territoires, marqués par une forte activité d’élevage, demeurent fragiles face à son arrivée.