Iggy Pop : l'étonnante histoire de In the Deathcar

Publié : 9h00 par Clémence

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En 1993, Iggy Pop surprend avec In the Deathcar, une chanson enregistrée avec le compositeur Goran Bregović pour le film Arizona Dream d'Emir Kusturica. Derrière ce morceau hypnotique se cache une collaboration inattendue, née d'une rencontre à New York et d'un désaccord sur les paroles originales.

On connaît Iggy Pop comme le grand sauvage du rock, celui qui a longtemps incarné l'énergie punk à l'état brut. Mais en 1993, il nous surprend avec un morceau beaucoup plus étrange, presque hypnotique : « In the Deathcar ». Et derrière cette chanson, il y a une rencontre assez improbable avec un compositeur des Balkans, Goran Bregović.

Tout commence avec le réalisateur Emir Kusturica, qui prépare son film Arizona Dream, avec Johnny Depp et Jerry Lewis notamment. Pour la musique, il fait appel à son complice Goran, connu pour mélanger les influences musicales des Balkans, les fanfares, les rythmes traditionnels et les sonorités rock. Et Goran a envie de faire participer Iggy Pop à cette aventure.

Les deux hommes se rencontrent à New York, dans des circonstances plutôt amusantes. Iggy est venu avec Johnny Depp, qui passe une audition pour le film. Finalement, il ne décroche pas de rôle, mais l'équipe du film a une autre idée : pourquoi ne pas faire travailler Iggy et Goran ensemble ?

Et c'est là que l'histoire de « In the Deathcar » prend une tournure inattendue. Goran explique qu'il avait déjà une chanson en tête, avec des paroles assez légères : en gros, il s'agissait de rester sur la banquette arrière d'une voiture, parce que c'était plus amusant que de sortir. Il envoie le texte à Iggy, qui l'appelle en pleine nuit pour lui dire qu'il ne se voit absolument pas chanter ça. Il préfère écrire ses propres paroles. Et il transforme cette petite histoire de voiture en un texte beaucoup plus sombre, avec cette image de la « voiture de la mort ».

Le résultat, c'est ce mélange étonnant entre la voix grave et désabusée d'Iggy Pop et les arrangements de Goran. Le morceau devient l'un des titres marquants de la bande originale d'Arizona Dream.