L’Islande s’apprête à tourner la page de la chasse à la baleine
Publié : 6h00 par Alicia Méchin
L’Islande, l’un des derniers pays au monde à autoriser la chasse commerciale à la baleine, s’apprête à mettre fin à cette pratique. Une décision qui marque un changement important pour le pays.
L’Islande pourrait bientôt ne plus compter parmi les pays pratiquant la chasse commerciale à la baleine. Le gouvernement islandais souhaite mettre fin à cette activité, qui fait depuis plusieurs années l’objet d’un débat entre défenseurs de la tradition, intérêts économiques et associations de protection de l’environnement.
Avec la Norvège et le Japon, l’Islande fait partie des rares pays qui continuent d’autoriser la chasse commerciale à la baleine. Pourtant, cette pratique est encadrée au niveau international depuis plusieurs décennies. En 1986, la Commission baleinière internationale a instauré un moratoire sur la chasse commerciale. L’Islande s’en était retirée avant de réintégrer l’organisation avec une objection au moratoire, ce qui lui permet de continuer à pratiquer cette chasse sous certaines conditions.
Dans les faits, l’activité islandaise a déjà fortement diminué. Les autorisations de chasse ont été limitées ces dernières années et leur renouvellement est devenu un sujet politique récurrent. L’objectif désormais affiché est de tourner définitivement la page.
Cette évolution s’explique notamment par la place occupée par la viande de baleine dans la société islandaise. Si elle reste consommée par une partie de la population, la demande intérieure est limitée. La chasse constitue donc une activité économique relativement restreinte.
À l’inverse, une autre activité liée aux baleines s’est développée : leur observation touristique. Des excursions permettent chaque année aux visiteurs d’aller observer les cétacés dans leur environnement naturel. Les baleines sont ainsi devenues une ressource touristique plutôt qu’une ressource destinée à être pêchée.
Le changement est donc aussi économique. L’Islande doit désormais arbitrer entre une activité traditionnelle dont les débouchés sont limités et un secteur touristique qui repose précisément sur la présence de baleines vivantes.
L’interdiction annoncée ne concerne donc pas seulement le sort des cétacés. Elle traduit également un changement de modèle : passer de la chasse à l’observation, dans un pays où les baleines constituent désormais une attraction touristique majeure.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/forum/images/logo_WET8DEz3iz.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/anastasia1789645070870-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Capture_d_e_cran_2026_09_17_a__09_26_281789630028844-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/corps_a__corps1789556033406-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/take_on_me_a_ha1789462957803-format16by9.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Les_Rita_Mitsouko_f73048871789469097654-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/panorama_christopeh_Willem1779433905955-format16by9.png)