Les pandas géants vont mieux : comment la Chine a réussi à sauver une espèce menacée

Publié : 6h00 par Alicia Méchin

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En Chine, le nombre de pandas géants vivant à l’état sauvage est passé de moins de 1 100 dans les années 1980 à près de 1 900 aujourd’hui.

C’est une bonne nouvelle pour les pandas géants. Après avoir longtemps été menacée par la disparition de son habitat, l’espèce voit ses effectifs progresser. La Chine estime désormais à près de 1 900 le nombre de pandas vivant encore à l’état sauvage, contre moins de 1 100 il y a environ quarante ans.

Cette amélioration est avant tout le résultat d’une politique menée sur le long terme. Le principal défi consistait à protéger les forêts dans lesquelles vivent les pandas, mais aussi à éviter que leurs populations ne soient isolées les unes des autres.

Le panda dépend en effet presque exclusivement du bambou pour se nourrir. Or les forêts de bambous peuvent connaître des épisodes de dépérissement naturel. Pour survivre, les animaux doivent donc pouvoir se déplacer vers d’autres zones.

La Chine a ainsi développé un important réseau d’espaces protégés. En 2021, elle a notamment créé un parc national consacré au panda géant, couvrant environ 22 000 km² et regroupant plusieurs zones auparavant séparées. Des corridors écologiques sont également aménagés pour permettre aux pandas de circuler entre les différents habitats.

La technologie joue aussi un rôle croissant. Des centaines de caméras infrarouges, des drones et des outils d’intelligence artificielle permettent de surveiller les animaux et d'identifier les individus. La reproduction en captivité contribue également à préserver la diversité génétique de l'espèce. Des pandas nés en captivité sont même progressivement réintroduits dans leur milieu naturel.

Cette stratégie a porté ses fruits : en 2016, le panda géant est passé du statut « en danger » à « vulnérable » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. Mais la bataille n’est pas terminée. Le changement climatique pourrait notamment réduire considérablement les surfaces de bambous disponibles au cours des prochaines décennies. Le panda est donc un exemple de réussite, mais aussi un rappel : pour sauver une espèce, il ne suffit pas de protéger les animaux. Il faut surtout préserver l’environnement dont ils dépendent.