Commerçants, artisans, entrepreneurs locaux, communiquez local -> en savoir plus
Info générale

Cacophonie autour des fermetures de salles de sport : confirmée à Bordeaux, levée à Rennes

01 octobre 2020 à 11h45 Par Iris Mazzacurati
Une quinzaine de procès a été lancée dans toute la France contre la fermeture des salles de gym pour quinze jours.
Crédit photo : Pixabay - photo d'illustration

Le tribunal administratif a suspendu, jeudi 1er octobre, la fermeture des salles de sport de Rennes qui avait été décidée par arrêté préfectoral. La veille, les salles de sport et de fitness de Bordeaux avaient, elles, été déboutées de cette même demande.

Et ce n’est pas fini. Puisque les salles de sport ont lancé une quinzaine de procès dans toute la France contre leur fermeture pour quinze jours dans les métropoles dans le but de lutter contre la propagation du coronavirus.

Après avoir perdu, hier, à Bordeaux, elles obtiennent aujourd’hui gain de cause à Rennes. Le juge des référés a ordonné la suspension de l'exécution de l’article 4 de l’arrêté de la préfète d’Ille-et-Vilaine qui prévoyait d'interdire l’accueil du public dans les salles de sports et gymnases situés sur le territoire de Rennes Métropole jusqu'au 10 octobre 2020.

A Rennes, la requête des gérants de salles de sports qui contestaient un arrêté préfectoral du 25 septembre, a été suivie par le tribunal administratif contrairement à un premier revers à Bordeaux et à Nice mercredi.

Sur Rennes Métropole, le taux d'incidence du Covid-19 est de 155,56 cas pour 100 000 habitants, a indiqué jeudi l'Agence régionale de santé (ARS). A Bordeaux, ce taux est de 140 pour 100 000 habitants sur Bordeaux, contre 170 il y a deux semaines.

"La liste exhaustive des foyers de contamination recensés en Bretagne au 11 septembre 2020, en cours d’investigation ou maîtrisés, ne comporte aucun établissement de cette catégorie", note le juge des référés dans son ordonnance qui souligne que l'interdiction porte "une atteinte grave et immédiate à leur situation économique et financière, déjà impactée par la fermeture imposée durant le confinement".

Il a estimé qu'"en l’état des données et informations soumises au tribunal, les salles privées de sport ne pouvaient pas être regardées comme des lieux de propagation active du virus Covid-19".

Il a ajouté que la mesure n'était pas "nécessaire et adaptée aux buts poursuivis" de lutte contre le virus.

Rendez-vous dans les prochains jours pour connaître les décisions concernant - entre autres - Paris, Rouen, ou Lyon.

(Avec AFP)