Covid : un masque "virucide" disponible dès lundi

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Ce masque intègre une couche centrale qui filtre, piège et désactive les virus et autres organismes.
Crédit: Bioserenity /Cidaltex

18 février 2021 à 9h00 par Iris Mazzacurati

Un masque "tueur de virus", fruit d'un partenariat entre les laboratoire de recherches de l'Université de Lille et la société Bioserenity, sera disponible auprès du grand public dès le 22 février, annonce le journal "La Voix du Nord".

"Lavage des mains et port du masque". On connait l’importance des gestes barrières dans la non-transmission du virus du Covid-19. Le masque mis au point par Bioserenity et l’Université de Lille, pourrait bien apporter une couche supérieure.

"La particularité de ce masque est qu’il intègre une couche centrale qui filtre, piège et désactive les virus et autres organismes (bactéries)." Il se porte "comme un masque jetable conventionnel (4 heures recommandé) avec aucune contre-indication ", expliquent Nicolas Blanchemain, chercheur à l’Inserm et professeur à la faculté de pharmacie de l’Université de Lille, et Bernard Martel, chercheur à Umet et professeur à la faculté des sciences et technologies, qui ont travaillé sur le cahier des charges du masque virucide. "Son principe actif (de la cyclodextrine qui piège le virus associée à un agent antiviral ) détruit l’enveloppe des virus, ce qui les désactivent", précisent-ils sur le site de La Voix du Nord.

"L’avantage est triple : protection individuelle du porteur, protection collective par neutralisation du virus, et écologique : un masque usagé ne devenant pas source de contamination", détaille Marc Frouin, le directeur général de Bioserenity. "Pour rappel, il ne s’agit pas d’un virucide déposé en surface mais bien de filtrer les flux d’air dans les deux sens tout en tuant le virus grâce à un élément biologique actif... »

Priorité aux soignants, mais le grand public n’est pas oublié

« Ces masques doivent répondre aux normes très encadrées des masques FFP2 et masques chirurgicaux. Ils sont en priorité destinés aux soignants et aux patients dans le cadre hospitalier, et doivent donc être classés "dispositif médical" avec un marquage CEl. Ils doivent assurer la sécurité du porteur : pas de diffusion de l'agent antiviral vers la peau ou les doigts du porteur et surtout avoir une efficacité très rapide contre les virus et les éliminer efficacement. », indiquent Nicolas Blanchemain et Bernard Martel.

A la date du 16 février, 600 soignants avaient pu tester ce masque, certains d’entre eux relevant sa très grande "respirabilité".

Quant au grand public, il pourra se procurer ces masques virucides dès le 22 février, principalement en pharmacie.