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Pourquoi importe-t-on encore des pommes en France ?

09 mai 2019 à 06h00 Par Benoît Hanrot
Crédit photo : wikipédia

A ce jour, la pomme demeure l’un des fruits préférés des Français. Avec une production qui dépasse le million et demi de tonnes chaque année, on pourrait penser qu’il n’y a pas besoin d’en importer davantage. C’est pourtant ce que font les industriels français.

D’après une étude de l’Insee, la pomme est aujourd’hui le fruit le plus consommé en France, devant la banane et l’orange. Il faut dire qu’avec ses 1,6 millions de tonnes produites chaque année, on ne risque pas d’en manquer. Et pourtant…

600 000 tonnes de pommes partent chaque année hors de notre territoire pour nourrir des bouches étrangères. Soit près d’une pomme sur trois produites en France. D’autre part, la France en importe elle aussi à hauteur de 200 000 tonnes chaque année. Pour quelle(s) raison(s) ? Question posée à Christophe Couteleau, producteur de melons et de pommes au sein de l’exploitation Rouge Gorge près de Thouars :

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Ne serait-ce pas plus logique de conserver les pommes produites en France exclusivement pour le marché français et d’arrêter d’importer des pommes de l’étranger ?

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Aujourd’hui, 1 pomme sur 6 est importée en France, et souvent, depuis loin. Malheureusement, cela pose une question d’équité avec les producteurs français. En effet, dans l’hémisphère sud, les normes phytosanitaires et les politiques sociales sont moins contraignantes qu’en Europe. Selon le média qqf.fr, 1 pomme bio sur 4 est importée et souvent emballée dans du plastique. Et c’est sans compter sur l’empreinte carbone qui est dépensée pour acheminer ces fruits en avion ou en bateau.

Les solutions pour sauver les pommes françaises 

Pour pouvoir sauver les pommes françaises, il va falloir changer nos mentalités en matière de consommation. Cela doit passer par acheter français, local et issu de vergers responsables, ne manger des pommes que pendant les périodes où elles sont cultivées ou choisir des variétés anciennes que l’on trouve à différents moments de l’année. Et comme le disait Jacques Chirac lorsqu’il était président de la République :