Pourquoi les câlins font-ils autant de bien au cerveau ? La science a une explication
Publié : 6h00 par Alicia Méchin
Et si un simple câlin était bien plus qu’un geste affectueux ? Des chercheurs se sont intéressés aux mécanismes cérébraux provoqués par le contact physique.
On le fait spontanément pour réconforter quelqu’un, pour montrer son affection ou simplement parce que cela fait du bien. Mais pourquoi les câlins ont-ils un tel effet sur notre humeur ? La science commence à mieux comprendre ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous sommes pris dans les bras, à en croire une récente étude de l’Université Queen Mary de Londres.
Tout commence avec la peau. Elle possède notamment des fibres nerveuses dites « C-tactiles », particulièrement sensibles aux contacts doux, lents et chauds. Lorsque nous sommes touchés de cette manière, ces fibres transmettent des informations au cerveau, notamment vers le cortex insulaire, une région impliquée dans la perception de notre corps et de nos sensations.
Le cerveau ne reçoit donc pas simplement l’information « quelqu’un me touche ». Il peut interpréter ce contact comme un signal de sécurité et de proximité. Autrement dit : « je suis en sécurité, je suis soutenu ». Un mécanisme particulièrement intéressant lorsqu’on traverse une période de stress.
Le câlin peut également agir sur plusieurs substances produites par notre organisme. Le contact physique favorise notamment la libération d’ocytocine, souvent associée à l’attachement et au lien social. D’autres molécules, comme les endorphines et la dopamine, participent au plaisir et au bien-être. Dans le même temps, le niveau de cortisol, une hormone associée au stress, peut diminuer.
Cette réaction contribue à faire basculer l’organisme vers un état plus calme : le rythme cardiaque peut ralentir et le système nerveux favoriser davantage le repos. Les câlins pourraient ainsi aider à diminuer le stress, les ruminations et certaines sensations d’anxiété.
Et pas besoin de rester enlacé pendant de longues minutes. La régularité du contact pourrait compter davantage que sa durée. Quelques secondes peuvent déjà suffire à procurer une sensation d’apaisement. Attention toutefois : le contact physique n’est pas agréable pour tout le monde. Certaines personnes peuvent préférer d’autres formes de réconfort. Dans ce cas, serrer un coussin ou croiser les bras sur sa poitrine peut également procurer une sensation de sécurité.
Finalement, derrière ce geste qui paraît anodin se cache un mécanisme particulièrement sophistiqué : pour notre cerveau, un câlin peut être bien plus qu’une preuve d’affection. C’est aussi un message qui dit : « tu n’es pas seul et tu es en sécurité ».
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