Un « stérilet » pour les hommes : une nouvelle piste pour partager la contraception
Publié : 6h00 par La rédaction
Et si la contraception masculine franchissait une nouvelle étape ? Des chercheurs du CHU de Lille travaillent sur un dispositif réversible, inspiré du stérilet féminin, destiné à bloquer le passage des spermatozoïdes.
La contraception masculine pourrait-elle bientôt se diversifier ? Une équipe de recherche du CHU de Lille travaille depuis quatre ans, en collaboration avec la start-up STEOM, sur un dispositif contraceptif destiné aux hommes. Son principe : empêcher les spermatozoïdes de rejoindre le sperme grâce à un petit anneau placé sur les canaux déférents, les conduits qui transportent les spermatozoïdes depuis les testicules.
D’environ un centimètre, ce dispositif est parfois présenté comme un « stérilet masculin », même si son fonctionnement diffère de celui utilisé chez les femmes. La pose serait réalisée sous anesthésie locale, au cours d’une intervention d’environ quinze minutes, nécessitant une petite incision au niveau du scrotum.
L’un des principaux atouts attendus de cette méthode est sa réversibilité. Contrairement à la vasectomie, généralement considérée comme définitive, le dispositif pourrait être retiré si l’homme souhaite retrouver sa fertilité. Il offrirait ainsi une nouvelle possibilité aux hommes désireux de prendre une part plus active dans la contraception du couple.
Des essais encore nécessaires
Pour autant, ce projet en est encore à un stade précoce. Avant d’envisager une utilisation à grande échelle, les chercheurs doivent vérifier l’efficacité et la sécurité du dispositif. Des essais sur les animaux sont prévus, avant d’éventuels essais cliniques chez l’homme. Selon les perspectives évoquées dans l’article, une commercialisation ne pourrait pas intervenir avant 2033, sous réserve de résultats concluants et des autorisations nécessaires.
Cette recherche s’inscrit dans un contexte où les solutions contraceptives masculines restent limitées. Le préservatif demeure la principale méthode réversible largement disponible, tandis que la vasectomie implique une intervention chirurgicale dont le caractère définitif doit être pris en compte. D’autres pistes, comme la contraception thermique ou hormonale, font également l’objet de recherches, mais ne sont pas toutes accessibles dans les mêmes conditions.
L’enjeu dépasse donc la seule innovation médicale : il s’agit aussi de mieux répartir la responsabilité contraceptive au sein des couples. En France, le recours à la vasectomie a fortement progressé ces dernières années. Reste à savoir si ce nouveau dispositif pourra, à terme, constituer une alternative fiable, réversible et suffisamment accessible pour transformer durablement les pratiques.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/forum/images/logo_WET8DEz3iz.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Izia1793007530039-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Indochine1793006407385-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/the_riddle_Nik_Kershaw1792751782061-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Capture_d_e_cran_2026_10_23_a__14_34_501792758974115-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/he_ritage_coffret_obispo1792742991150-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/tourne_e_cahrlotte_cardin1792741026246-format16by9.jpg)