" All ’Bout the Money " : le message caché du tube de Meja

Publié : 9h00 par Clémence

Avec " All ’Bout the Money ", Meja transforme une session d’écriture autour d’une guitare et d’un café en immense succès international. Derrière son apparente légèreté pop, la chanson sortie en 1998 cache pourtant un propos beaucoup plus critique…

Ce qui est assez surprenant avec ce morceau, c’est qu’il est né dans une ambiance qui n’a absolument rien à voir avec celle d’un gros studio d’enregistrement !

À l’époque, Meja travaille sur son deuxième album avec le producteur et compositeur Douglas Carr. Et pour écrire les chansons, ils ont une petite habitude : ils se retrouvent chez lui, dans son appartement, souvent dans la cuisine, avec une guitare et un café.

Et un jour, Douglas commence à jouer un petit riff de guitare. Meja commence à chanter par-dessus, une mélodie arrive… et très vite, elle trouve son idée : parler de l’argent.

Mais pas simplement de l’argent au sens « je veux devenir riche ». Meja explique qu’elle voulait faire de cette chanson une sorte de message politique caché. Elle trouvait assez folle la manière dont l’argent pouvait pousser les gens à faire des choses complètement absurdes, et elle voulait parler de ça

Et c’est justement ce contraste qui rend le morceau assez malin : musicalement, vous avez une petite chanson pop très légère, avec cette guitare acoustique et ce refrain qu’on retient immédiatement… alors que derrière, le propos est beaucoup plus critique.

« All ’Bout the Money » sort en 1998 sur l’album « Seven Sisters » et va devenir le plus gros succès international de Meja. Le morceau atteint notamment la quatrième place en Suède, la troisième en Norvège et, chez nous, il monte jusqu’à la 13e place du classement français, où il reste 23 semaines.

Et ce qui est amusant, c’est que Meja avait donc imaginé cette chanson comme un message plutôt sérieux… mais avec une musique suffisamment légère pour passer partout à la radio.

Comme quoi, parfois, pour parler d’un sujet aussi lourd que l’argent, il suffit d’une guitare, d’un café… et d’un bon refrain.