Des scientifiques mettent au point un super-miel à partir de déchets de fèves de cacao
Publié : 6h00 par Alicia Méchin
Au Brésil, des chercheurs ont mis au point une méthode innovante pour valoriser les déchets issus de la culture du cacao.
En utilisant des ondes ultrasoniques et du miel comme solvant naturel, ils ont réussi à extraire des composés nutritionnels précieux présents dans les coques de fèves de cacao, généralement considérées comme des résidus agricoles. Cette méthode pourrait à la fois réduire le gaspillage et créer un nouvel aliment riche en bienfaits pour la santé.
Les fèves de cacao sont connues pour leur richesse en phytonutriments. Elles contiennent notamment des polyphénols bénéfiques pour le cœur, ainsi que des stimulants naturels tels que la caféine. Cependant, lors de la production de chocolat, seule une partie de la plante est utilisée. La majorité de la biomasse — coques, pulpe et autres résidus — est souvent jetée ou peu exploitée. Pourtant, les coques de cacao contiennent des quantités de composés bioactifs comparables à celles des fèves utilisées pour le chocolat.
Des chercheurs de l’Université d’État de Campinas (UNICAMP), dans l’État de São Paulo, ont décidé de tirer parti de ce potentiel. Leur solution repose sur la « chimie verte », une approche visant à limiter l’usage de substances chimiques nocives tout en optimisant les procédés d’extraction. Dans l’industrie agroalimentaire, il est courant d’utiliser des solvants chimiques, parfois toxiques, comme l’hexane pour extraire certains composés des matières premières. Les scientifiques brésiliens ont choisi une alternative beaucoup plus naturelle : le miel.
Dans leur expérimentation, ils ont mélangé des coques de cacao à du miel produit par des abeilles indigènes sans dard. Un émetteur d’ultrasons a ensuite été plongé dans la cuve. Les vibrations sonores ont fragmenté la matière végétale, facilitant l’extraction des polyphénols et d’autres molécules bénéfiques. Les ultrasons pourraient également contribuer à éliminer certains micro-organismes présents dans le miel, évitant ainsi les étapes de pasteurisation ou de réfrigération nécessaires à la conservation.
Les chercheurs ont testé le miel de cinq espèces différentes d’abeilles indigènes brésiliennes, dont le miel est généralement plus riche en eau et moins visqueux que celui de l’abeille européenne. L’espèce mandaguari (Scaptotrigona postica) s’est révélée la plus adaptée pour l’extraction.
Le résultat est un miel enrichi en composés bioactifs, au potentiel nutritionnel et même cosmétique intéressant. Selon les chercheurs, cette technologie pourrait permettre aux coopératives agricoles et aux petites entreprises de créer un produit à forte valeur ajoutée, tout en valorisant les sous-produits du cacao et en réduisant le gaspillage.
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