Le café : un allié modéré pour la santé mentale

Publié : 6h00 par Alicia Méchin

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Une étude scientifique majeure s’est intéressée au lien entre la consommation de café et la santé mentale.

Pour cela, les chercheurs ont suivi 462 000 adultes britanniques pendant plus de 13 ans. Au départ, aucun participant ne souffrait de troubles de l’humeur. L’objectif était de déterminer si le café pouvait influencer le risque de développer dépression, anxiété ou autres problèmes psychologiques au fil du temps.

Les résultats, publiés dans le Journal of Affective Disorders, montrent que la quantité de café consommée joue un rôle crucial. Les participants buvant environ deux à trois tasses par jour présentaient le risque le plus faible de développer des troubles de l’humeur. À l’inverse, ceux qui ne buvaient pas de café avaient un risque plus élevé, tandis qu’une consommation excessive — par exemple plus de cinq tasses par jour — annulait ces bénéfices et pouvait même augmenter légèrement le risque de troubles émotionnels et, par extension, de problèmes cardiaques.

On observe donc une courbe en “J”, où une consommation modérée est bénéfique, mais une consommation trop importante devient contre-productive. Cela suggère qu’un juste équilibre est essentiel pour profiter des effets positifs du café.

Mais pourquoi le café agit-il sur la santé mentale ? Les chercheurs pensent que la caféine est le principal facteur. Elle stimule certaines zones du cerveau impliquées dans l’énergie et la régulation de l’humeur, contribuant à un état d’alerte et de vigilance. Cependant, à très fortes doses, la caféine peut provoquer stress et agitation, annulant ainsi ses bénéfices potentiels.

L’étude a également observé que le café décaféiné ne procure pas les mêmes effets protecteurs, ce qui renforce l’idée que la caféine elle-même est largement responsable de cette association avec la santé mentale, plutôt que d’autres composés présents dans la boisson.

En résumé, ces données montrent que boire deux à trois tasses de café par jour peut être associé à un meilleur équilibre émotionnel et à une réduction du risque de troubles de l’humeur. Mais il reste important de ne pas dépasser une consommation excessive, qui pourrait être moins favorable.

Il s’agit là d’une association statistique, et non d’une preuve définitive que le café prévient la dépression ou l’anxiété, mais ces résultats ouvrent des pistes intéressantes sur l’impact de la caféine sur notre cerveau et notre bien-être.