Les lève-tôt seraient plus heureux

Publié : 6h00 par Alicia Méchin

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Des recherches récentes suggèrent que notre “chronotype”, c’est-à-dire notre préférence naturelle pour des horaires matinaux ou tardifs, pourrait influencer notre santé mentale et notre bien-être.

Selon Science-et-vie, les personnes dites “lève-tôt”, ou chronotypes matinaux, auraient tendance à déclarer un niveau de bonheur plus élevé, tandis que les “couche-tard”, ou chronotypes vespéraux, seraient plus souvent exposés à des symptômes dépressifs.

Le chronotype est lié à notre horloge biologique interne, qui régule les cycles de sommeil et d’éveil sur 24 heures. Certaines personnes se sentent naturellement en forme tôt le matin, alors que d’autres atteignent leur pic d’énergie en fin de journée ou en soirée. Ce rythme n’est pas seulement une habitude : il est en partie influencé par la génétique, l’âge et l’environnement.

Plusieurs études observationnelles et méta-analyses ont mis en évidence une association entre le fait d’être du soir et un risque plus élevé de troubles de l’humeur, notamment la dépression. À l’inverse, les individus du matin semblent présenter une légère protection contre ces troubles. Toutefois, les chercheurs insistent sur le fait qu’il s’agit d’une corrélation et non d’une causalité directe.

Une explication avancée est celle du “décalage social”. Les personnes au rythme tardif vivent souvent en désaccord avec les contraintes de la société, organisée autour d’horaires matinaux (travail, école, transports). Ce désalignement peut entraîner une dette de sommeil chronique, une fatigue persistante et une baisse du bien-être psychologique. Le stress, la consommation d’alcool ou encore une moindre qualité de sommeil pourraient aussi jouer un rôle dans cette association.

Les scientifiques rappellent également que le chronotype évolue au cours de la vie. Les adolescents sont généralement plus “couche-tard”, tandis que les personnes âgées deviennent souvent plus matinales. Ces variations renforcent l’idée que le sommeil et les rythmes biologiques sont dynamiques et sensibles à de nombreux facteurs.

En conclusion, se lever tôt ou tard n’est pas qu’une simple préférence : cela reflète une organisation biologique complexe qui peut influencer la santé mentale, sans pour autant la déterminer de façon absolue.