Eric Dupond-Moretti à Orléans pour évoquer l’accompagnement des victimes mineures

Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti.
Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti.
Crédit: Ludovic Marin / AFP

20 décembre 2022 à 9h11 par Étienne Escuer

Le ministre de la Justice est attendu à Orléans ce mardi 20 décembre.

Comment mieux accompagner les enfants pendant une procédure judiciaire ? C’est la question à laquelle va tenter de répondre Eric Dupond-Moretti, ce mardi 20 décembre. Accompagné de la Première dame, Brigitte Macron, il se rendra dans l’après-midi au palais de justice d’Orléans, dans le Loiret.

 

Les chiens qui accompagnent certaines victimes mineures lors des procédures judiciaires seront généralisés avec pour objectif d’un animal par département, fait savoir le ministre de la justice. « Les enfants victimes, quand vient le moment de raconter ce qu'ils ont subi, c'est évidemment un moment d'angoisse. Ce doudou vivant est là pour aider l'enfant à verbaliser, à se sentir moins mal », explique-t-il. Dix chiens accompagnent les enfants aujourd'hui en France. L’initiative a été expérimentée en 2019 par Frédéric Almendros, alors procureur de Cahors (Lot), sur le modèle d'une pratique développée aux Etats-Unis.

 

A Orléans, deux chiens d'assistance judiciaire interviennent actuellement. Eric Dupond-Moretti devrait signer une convention entre son ministère, l'association Handi'Chiens, qui forme ces animaux, la Société protectrice des animaux (SPA), qui fera appel à ses bénévoles pour les héberger, et France Victimes. La formation d'un chien coûte environ 17.000 euros selon Handi'Chiens, coût qui sera partagé entre l'association et le ministère.

 

Développer aussi les Uaped

 

L'idée est que le même animal suive l'enfant du début de la procédure jusqu'à la fin lors d'un éventuel procès, en passant par le cabinet du juge d'instruction, selon Eric Dupond-Moretti. Les chiens seront présents dès les Unités d'accueil et d'écoute pédiatriques (Uaped), structures qui associent médecins, psychologues et enquêteurs pour entendre les enfants dans un cadre sécurisé et leur éviter de répéter leur témoignage à chaque étape de la procédure. Le gouvernement avait annoncé en septembre vouloir doter chaque département d'une de ces unités début 2024. « 35 ont ouvert en 2022 et 60 supplémentaires sont en projet », précise le garde des Sceaux.

 

Eric Dupond-Moretti souhaite aussi « généraliser le plus vite possible » la pratique consistant à « faire visiter à l'enfant la salle d'audience où il va témoigner ». Il publiera prochainement une circulaire pour encourager cette initiative, qui existe déjà dans quelques tribunaux comme à Bourges (Cher), en partenariat avec des associations comme France Victimes.

 

(Avec AFP)